Pathologie

Etat de mal épileptique : existe-t-il un traitement efficace ?

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L’épilepsie est un phénomène fréquent mais pourtant impressionnant, qui se manifeste par des crises, le plus souvent provoquées, caractérisées par des convulsions violentes incontrôlées qui finissent par s’arrêter spontanément.


Toute personne est sujette à faire une crise épileptique. Dans ce cas, c’est un événement exceptionnel provoqué par l’activation exagérée d’une zone du cortex qui n’est pas considéré comme une maladie épileptique.
Par contre, à partir du moment où ces crises sont récurrentes pendant des mois voire des années, on commence à parler de maladie épileptique, plus communément, de « mal épileptique ».

Epilepsie, définition 

C’est une affection neurologique caractérisée par la répétition chronique de crises de convulsions résultant de l’activation brutale des neurones cérébraux de la zone corticale suite à des décharges d’énergie électrochimique. Selon leur manifestation, on les classe comme suit :

Crises généralisées 

Les plus sévères. La décharge touche les deux hémisphères cérébraux droit et gauche.

Crises partielles 

La décharge concerne certaines parties du cerveau et se manifeste par des secousses convulsives, la perception de flashs lumineux (éclairs lumineux) accompagnés d’une dilatation des pupilles.

Quels sont les types d’épilepsie ?

Selon la cause, on distingue deux types : l'épilepsie idiopathique, ou épilepsie primaire. Celle-ci n’a pas de cause spécifique, comme nous retrouvons l'épilepsie secondaire. Celle-ci est secondaire à une autre atteinte, toujours au niveau cérébral. On peut parler des causes suivantes :

  • Une pression cérébrale (tumeur, bénigne ou maligne), ou une agression cérébrale par certains médicaments (antidépresseurs, neuroleptiques).
  • Des anomalies congénitales.
  • Un AVC (accident vasculaire cérébral).
  • Des maladies infectieuses : encéphalite, méningite bactérienne.
  • Des troubles métaboliques : comme l’hypoglycémie qui déséquilibre le fonctionnement du cerveau qui est glucose-dépendant.

Tout savoir sur le mal épileptique 

Celui-ci caractérise les épilepsies généralisées. On distingue le grand mal et le petit mal.

Le grand mal 

La perte de connaissance est totale. Au début brutal, celui-ci, qui dure plusieurs minutes, est signalé par un cri, suivi d’une chute raide, après quoi, la crise se déroule en trois phases :

  • Phase tonique : caractérisée par la forte contraction de la totalité du corps, accompagnée le plus souvent d’une morsure de la langue.
  • Phase clonique : marquée par les convulsions sous forme de secousses brusques et généralisées.
  • Phase résolutive : le sujet respire bruyamment avec parfois une perte d’urines.

Comme la perte de conscience est totale, le malade ne garde aucun souvenir de l’épisode de crise.

Le petit mal

Celui-ci concerne les enfants. Il survient très tôt dans la vie, vers les 4 ou 6 ans, et disparaît en général spontanément à la puberté. Beaucoup moins impressionnante et moins violente que le grand mal, la crise épileptique du petit mal ne dure que quelques secondes et peut passer totalement inaperçue. Elle se manifeste par les signes suivants :

  • Perte soudaine de conscience, sans chute.
  • L'enfant est immobile.
  • Le regard est fixe et absent.
  • Il ne réagit pas, ne répond pas aux questions.

Epilepsies partielles

En comparaison, les épilepsies partielles, qui sont différentes de l’épilepsie généralisée et qui ne sont pas représentées par le grand mal ni le petit mal, sont représentées par les crises simples quand la conscience n’est pas affectée. Dans ce cas, les manifestations sont motrices (convulsions limitées à une région), sensorielles hallucinatoires (visions lumineuses) et sensitives (sensation de fourmillements). 

Quel est le diagnostic de l'épilepsie ?

Le diagnostic de certitude fait principalement appel à l’électroencéphalographie. Il arrive parfois que la pathologie soit révélée par le scanner ou l’IRM (imagerie par résonance magnétique).

Le traitement de l'épilepsie 

Il existe deux types de traitement, celui de la crise et le traitement de fond. Le traitement de la crise est un traitement d’urgence qui consiste d’abord à placer le sujet en PLS (position latérale de sécurité) puis de la pose d’une canule. Si cela ne suffit pas, l’injection de benzodiazépine (antiépileptique de deuxième génération) peut calmer la crise.
Le traitement de fond repose sur la prise d’antiépileptique, très nombreux et aux mécanismes parfois différents. Par soucis de sécurité, nous ne les mentionnerons pas pour éviter que certains ne tombent dans l’automédication aux effets néfastes. Seul le médecin est en mesure de prescrire un traitement adéquat.
Cependant, ce que vous pouvez faire à votre niveau, c’est l’application de patchs anti-ondes pour éviter les crises. Ceux-ci absorberont les ondes téléphoniques qui ont un rôle non négligeable dans le déclenchement de la crise.

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